J'ai passé 3 mois à Winnipeg. J'ai donc eu le temps de bien connaître les gens. La première chose qui m'a marqué, dès mon arrivée, c'est la température. On nous dit que l'air est sec et l'hiver, c'est bien vrai. Pourtant, l'été, c'est très humide.
Bien vite, j'ai pu remarquer certaines différences dans la culture et dans les habitudes de vie des gens. Tout d'abord, la famille est très importante. Beaucoup de couples ont plus de 3 enfants. Les prénoms sont beaucoup plus simples : Francine, Sylvie et Rémi. On n'y retrouve pas de prénom composé. Les relations humaines sont aussi plus présentes. Les Manitobains sont moins centrés sur eux-mêmes. Ils portent beaucoup moins attention aux valeurs de propriété, de possession et de territorialité. Par exemple, les clôtures sont bien moins hautes qu'au Québec. C'est à peine si elles ont trois pieds!
Ensuite, la religion joue un rôle important. À chaque dimanche, la messe est un rendez-vous obligatoire. Cette tradition doit être, selon moi, une explication de l'intolérance qu'il y a, dans cette province, face aux personnes homosexuelles.
De plus, sur le plan de la circulation, le piéton a toujours priorité, même si la voiture n'a pas d'arrêt à faire. Il m'était même possible de traverser la rue sans regarder, tellement les conducteurs sont attentifs. On entend rarement les coups de klaxon.
Dans les écoles, le vouvoiement est obligatoire. On nomme les professeurs par leur nom de famille. Par exemple, mon professeur de mathématiques se nommait Monsieur Rondeau. De plus, à chaque matin, l'hymne national était joué. Les matières, quant à elles, étaient d'un degré de difficulté moindre qu'au Québec. Les mathématiques qu'un Manitobain fait à l'âge de 15 ans, le Québécois les fait à 14.
Finalement, j'ai remarqué que le centre-ville n'était pas achalandé le soir. À 21 heures, il est complètement désert. De graves problèmes de gang de rue entraînent ce phénomène.